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Le Taylorisme ou l’OST

Le Taylorisme ou l’OST

«Le meilleur type d’organisation actuellement employé peut être défini comme un système dans lequel l’ouvrier donne sa meilleure initiative et reçoit en retour, un stimulant spécial de l’employeur» (Taylor, 1927)

           Taylor avait comme objectif : obtenir la meilleure productivité possible des agents au travail  avec  une moindre fatigue. Il cherchait cependant, la prospérité des employeurs et des ouvriers, pour les premiers c’est en maximisant leurs profits et pour les seconds c’est en augmentant leurs salaires. Mais Taylor a remarqué que l’homme n’aime pas le travail, il cherche dans celui-ci une récompense matérielle. Cela pour trois raisons : premièrement, une grande majorité est persuadée que l’augmentation du rendement de chaque homme ou de chaque machine, contribue à écarter un certain nombre d’ouvriers, deuxièmes, l’ignorance des employeurs à cerner le temps nécessaire pour exécuter un travail ou une tache, et finalement, l’application des méthodes de travail empiriques et dénuées de toute considération scientifique.
Pour résoudre ces problèmes, Taylor a mis en application ce qu’on appelle l’Organisation Scientifique du Travail (l’O.S.T). Cette dernière, est une méthode de travail dans l'industrie, qui  consiste en une organisation rationnelle du travail qui est divisé en tâches élémentaires, simples et répétitives, confiées à des travailleurs spécialisés. Son contrôle est sous l’autorité d’un « Bureau des Méthodes » qui décompose le travail en opérations élémentaires qui sont étudiées, mesurées et chronométrées. Le domaine de l’organisation scientifique du travail est extrêmement vaste : il couvre toutes les activités industrielles et commerciales, et il intéresse l’ensemble de la hiérarchie des entreprises correspondantes. Bref,  l’O.S.T emploie la rationalisation qui s’appuie principalement sur le raisonnement (la logique, la méthodologie). Ce qui nécessite la recherche d’une seule méthode qui satisfait les conditions suivantes : la simplicité, l’efficacité, la sûreté et la rapidité « the one best way ».

Le taylorisme est l'une des composantes du travail à la chaîne qui a été mis en place dans l'industrie automobile par Henry Ford (Fordisme).

Principes fondamentaux de Taylor :

Les quatre principes fondamentaux de l’OST, selon Taylor, sont les suivants :
  • Le principe de l’étude scientifique des tâches.
  • Le principe de sélection et d’entraînement des ouvriers.
  • Le principe du contrôle et de l’encouragement.
  • Le principe de la coopération entre managers et ouvriers.

  • Le principe de l’étude scientifique des tâches :
              Ce principe s’intéresse à remplacer les anciennes méthodes de travail, par des méthodes basées sur une étude scientifique des opérations. Il repose d’une part sur la division des tâches, c’est-à-dire il faut d’une part une  spécialisation du travail qui permet d’améliorer le rendement. D’autre part, une c'est la parcellisation des tâches entre opérateurs. A chaque opérateur est attribuée une tâche élémentaire, afin d'automatiser et d'accélérer les gestes. Et finalement une  division des tâches horizontalement, menée le plus loin possible, aboutit au travail à la chaîne et  par la démarche scientifique d'étude du poste, (simplification des gestes, attribution d'un temps d'exécution) il détermine la seule bonne façon d'effectuer une tache « the one way ».
  • Le principe de sélection et d’entraînement des ouvriers :
               A partir de ce principe d’action, chaque geste de l’ouvrier exécutant est surveillé et chaque tâche correspond un profil d’aptitudes. Cela a conduit à mettre en place dans les usines des contremaîtres chargés de réaliser cette activité de contrôle, afin de sélectionner sévèrement les ouvriers ; c’est-à-dire éliminer tous ceux qui refusent ou sont incapables d’adopter les normes de travail fixées par l’employeur. Il faut cependant adapter les ouvriers au travail. Ces principes de l’organisation du travail reposent fondamentalement sur l’idée qu’il est possible d’appliquer à l’activité humaine un raisonnement courant en science expérimentale puisqu’il s’agit d’observer, de classer les faits, de les analyser et d’en tirer des lois ayant une portée générale sur le savoir-faire ouvrier.
o Le principe du contrôle et de l’encouragement : 
                 Taylor est tout à fait conscient du caractère abrutissant et aliénant du travail ainsi proposé à l'ouvrier : « Mais maintenant il nous faut dire que l'une des premières caractéristiques d'un homme qui est capable de faire le métier de manutentionnaire de gueuses de fonte est qu'il est si peu intelligent et si flegmatique qu'on peut le comparer, en ce qui concerne son attitude mentale, plutôt à un bœuf qu'à toute autre chose. L'homme qui a un esprit vif et intelligent est, pour cette raison même, inapte à exercer ce métier en raison de la terrible monotonie d'une tâche de ce genre. » (TAYLOR, 1911). La seule motivation d'un tel travail ne peut donc être que l'argent. Pour cette raison, le salaire au rendement s'impose : Taylor souhaitait l’établissement du salaire à la pièce, et à chaque tâche correspond un temps d'exécution ; le chronomètre détermine alors la rémunération de l'ouvrier en écart au temps référentiel.  Cela est  censé constituer une motivation importante pour les ouvriers qu’il considérait comme des agents rationnels maximisant de manière consciente leurs gains monétaires. Néanmoins, Taylor était contre la pratique qui consiste à octroyer une participation aux bénéfices, car cela serait un stimulant inefficace. 
  • Le principe de la coopération entre managers et ouvriers :
                 Elle vise à distinguer strictement les exécutants, des concepteurs du travail. A une répartition du travail et de responsabilité de la tâche entre l’ouvrier et la direction. Cette approche a conduit à dissocier les « cols bleus » des « cols blancs » tel que l’on les a communément nommés en milieu industriel. Cependant, pour une bonne organisation du travail, il faut employer un personnel chargé de développer la science du travail par l’étude des temps ; un personnel composé d’ouvriers habiles chargés d’instruire, aider et guider leurs camarades dans le travail ; un personnel occupé à pourvoir les ouvriers des outils appropriés et à assurer l’entretien de cet outillage ; et des employés préparant le travail à l’avance.

                 Cette approche du travail humain constitue en réalité la force du système taylorien car le développement des connaissances et des techniques industrielles continue à se propager de cette manière. Par exemple, l’informatique ou la robotique reposent sur une analyse systématique de l’existant et une étude minutieuse des conditions d’application de nouvelles technologies. Pour autant, le taylorisme tel qu’il a été mis en application en milieu industriel a conduit à de nombreuses discussions notamment en ce qui concerne la conception de l’homme en situation de travail. 

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