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Le courant administratif de Fayol

La fonction ADMINISTRATIVE :

La fonction administrative est diffusée dans toute l'entreprise, moins en bas de la hiérarchie, plus en haut de la hiérarchie. Cette fonction (fonction de direction) est chargée de cinq tâches : commander, du contrôler, de la prévoir, de l’organisation et de la coordination (POCCC). Car : 
Le courant administratif de Fayol
  • Le commandement assure la bonne marche de l'organisation et la direction des hommes y tient une place essentielle. C'est une activité qui repose à la fois sur la personnalité du dirigeant et sur sa connaissance de l'administration de l'entreprise.
  • Le contrôle consiste à vérifier l'application du programme d'action, des procédures et des ordres. Inséparable des sanctions, il fait l'objet lui-même de procédures rigoureuses.
  • La prévision doit permettre de préparer l'avenir en établissant un programme à la fois souple pour rester adaptable aux variations et suffisamment précis pour servir de base commune, et éviter toute confusion, aux différents acteurs. C’est une tâche qui fait appel à la créativité autant qu’au calcul.
  • L'organisation consiste à munir l'entreprise des organes nécessaires à son fonctionnement, à définir leurs fonctions, leurs responsabilités, établir des procédures.
  • La coordination vise à relier, unir et harmoniser les efforts de tous, principalement au travers de conférences hebdomadaires. Certains cadres de direction sont invités à y participer.
La prévoyance est considérée comme le principal rôle de l’administrateur: établir des prévisions à un, cinq et dix ans sur la production, les coûts, les ventes et les prix. Pour que la fonction administrative soit correctement remplie, Fayol en 1916 estime qu'elle doit s'appuyer sur des principes, expression qui correspond pour lui à une idée de souplesse.

Les principes de Fayol :
Le courant administratif de Fayol

1.    La division du travail :
 Elle a pour but principal d'arriver à produire plus et mieux avec le même effort. Elle permet de réduire le nombre d'objets sur lesquels l'attention et l'effort doivent se porter et par conséquent la spécialisation des fonctions et la séparation des pouvoirs.

2.   L’autorité et la responsabilité :  L’autorité, « c’est le droit de commander et le pouvoir de se faire obéir ».  La responsabilité accompagne l’exercice du pouvoir.
Pour faire un bon chef, l'autorité personnelle (faite d'intelligence, de savoir, d'expérience, de valeur morale, de don de commandement) est le complément indispensable de l'autorité statutaire, attribuée par la fonction. Elle est inséparable de sa contrepartie qui est la responsabilité.

3.      La discipline :  La discipline est absolument nécessaire à la bonne marche des affaires et qu'aucune entreprise ne saurait prospérer sans discipline.
« C'est essentiellement l'obéissance, l'assiduité, l'activité, la tenue, les signes extérieurs de respect réalisés conformément aux conventions établies entre l'entreprise et ses agents ».

4.      L’unité de commandement :  Fayol s’est opposé au modèle fonctionnel proposé par Taylor. Il considère que la multiplicité des chefs est néfaste au bon fonctionnement des entreprises. Pour une action quelconque, un agent ne doit recevoir des ordres que d’un seul chef. Tout manquement à ce principe conduit selon FAYOL, à un dépérissement de l'organisation.

5.   L’unité de direction :  Il ne doit y avoir qu’un seul chef pour un ensemble d’opérations visant le même but. La direction doit faire un effort de coordination de tous les services en vue de la réalisation d’un même objectif.

6.   La subordination de l'intérêt particulier à l'intérêt général :  Cela veut dire que l’intérêt de l’individu est secondaire par rapport à celui de l’organisation. Le dirigeant doit être très attentif à cette subordination car toutes sortes de causes tendent à l'atténuer.

7.     La rémunération du personnel :  C'est le prix du service rendu par le personnel. Le mode de rémunérations est fondamental puisqu’il peut avoir une influence considérable sur le fonctionnement de l’entreprise.

8.      La centralisation :  Selon Fayol, la taille de l’entreprise, le caractère du chef et la valeur des subordonnées déterminent le degré de centralisation.

9.    La hiérarchie :   « La série des chefs qui va de l'autorité supérieure aux agents inférieurs ». chaque personne doit connaître sa position dans la hiérarchie de l’entreprise. Les ordres et les informations suivent la ligne hiérarchique.

10.  L’ordre matériel et social :  Il contribue à l’efficience de l’entreprise. Complété par la maxime : «Une place pour chaque personne, chaque personne à sa place».

11.  L’équité :  
La justice s'apprécie en fonction de règles établies, alors que l'équité va plus loin, c’est traiter les subordonnés sans aucune préférence personnelle « elle demande, dans l'application, beaucoup de bon sens, beaucoup d'expérience et beaucoup de bonté ».

12.  La stabilité du personnel :  « Il faut beaucoup de temps, en effet, pour faire connaissance avec les hommes et les choses d'une grande entreprise, pour être en mesure de décider un programme d'action, pour prendre confiance en soi et inspirer confiance aux autres. ». Elle contribue à un meilleur résultat général (savoir-faire).

13.  L’initiative :  C'est la liberté de proposer et d'exécuter. Un responsable qui accorde de l’initiative à ses salariés est supérieur à celui qui ne le fait pas.

14.  L’union du personnel : 
Il y a une recherche de l’harmonie dans les relations du personnel. Mieux vaut éviter de diviser les forces de l'adversaire pour s'assurer la victoire et pour régner.

                      Les principes du courant administratif proposés par Fayol constituent une tentative de définir les contours de la fonction de direction générale à une époque où il n'y a pas encore d'encadrement organisé, d'Écoles de gestion, voire de sciences de la gestion. Il y a des ingénieurs et des comptables, mais entre les propriétaires dirigeants et ceux qui font le travail dans les mines et les manufactures, il n'y a personne pour COORDONNER, CONTRÔLER et PRÉVOIR. Or, plus la taille des entreprises augmente plus il est nécessaire d'avoir des personnes dont le travail consiste à organiser celui des autres et à veiller à la bonne marche de l'entreprise dans son ensemble. Ces travaux ont contribué à légitimer l'apparition d'un nouveau métier, celui du dirigeant.

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